Les vieux réseaux ne meurent pas : ils facturent


26 novembre 2002

Je vois apparaître un nouveau métier : consultant de transition. Le mot est propre et moderne. La réalité l’est beaucoup moins.

Ces hommes connaissent les anciens ministères, les banques, les douanes, les ports. Ils vendent leur carnet d’adresses. Ils ouvrent des portes. Ils ferment aussi les bouches qui voudraient parler.

Je commence à appeler ça les réseaux de transition. Ce n’est pas un complot — le mot serait trop commode. C’est la continuité tranquille de ce qui a précédé la chute de l’URSS. Je ne parle pas de corruption au sens banal. Je parle d’un système occulte, patient, qui a simplement changé d’habits.


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